05 mai 2007

Français : Ne vous laisser pas berner par les sirènes néoconservatrices de SARKOZY !

Sarkozy cache son vrai visage présidentiel 

Ultralibéral, anti-pauvres, partisan de Bush, communautariste, liberticide... Pour conquérir le pouvoir suprême, le candidat de l’UMP dissimule un projet d’une brutalité effrayante.

Cinq ans qu’il ne rêve que de ça. Dimanche, celui qui n’y pense " pas seulement en se rasant " saura si les Français ont décidé de lui confier les clés de l’Élysée, ou si au contraire ils lui préfèrent Ségolène Royal. L’aboutissement d’une longue campagne, où le candidat de l’UMP n’aura reculé devant rien pour conquérir le pouvoir. Nicolas Sarkozy connaît bien le prix de l’échec pour avoir perdu toutes les élections d’importance auxquelles il a participé : en 1995 au côté de Balladur contre Chirac qu’il a trahi, en 1999 à la tête de la liste du RPR aux européennes, en 2004 avec l’UMP aux régionales. Cette fois, pas question pour lui d’échouer si près du but, et pour cela un seul moyen : dissimuler son vrai projet.

Sarkozy et le social : une guerre éclair dès cet été !

S’il est élu, Sarkozy ne laissera pas au monde du travail le temps de se retourner. Il prépare une guerre éclair déclenchée durant l’été, sitôt passées les législatives. Son programme de " revalorisation du travail " est un leurre pour tromper la vigilance des Français.

Sous couverts de rendre du pouvoir d’achat aux Français, de réduire le chômage, le candidat entend, avec la complicité active du MEDEF qui défend un programme identique, porter le coup de grâce aux 35 heures, faciliter la tâche des licencieurs avec la démolition du CDI remplacé par un contrat type CNE. Au nom de la lutte contre les déficits, il veut soumettre le pays à une cure d’austérité qui a même fait tousser François Bayrou, s’étonnant d’un programme que Thatcher et Reagan n’ont jamais osé appliquer, avec quatre points de PIB (70 milliards d’euros) en moins pour les finances publiques.

Sarkozy et les quartiers : dresser les uns contre les autres !

Sarkozy méprise les pauvres et les jeunes. Il l’a montré dans son art de manier l’insulte à l’endroit des quartiers populaires peuplés de " racaille " à " nettoyer au Karcher ", selon lui. Toute sa politique consiste à dresser les gens les uns contre les autres : travailleurs contre chômeurs, adultes contre jeunes, Français contre immigrés.

Il n’a pas hésité à piller les idées et le programme du Front national pour surfer sur le racisme, en parlant d’" immigration subie " menaçant " l’identité nationale ". Opération réussie : au premier tour, un million d’électeurs frontistes ont vu en lui la copie " présentable " de Le Pen. Renouant avec le pire de l’esprit colonial, il prétend " choisir " son immigration et accélérer les expulsions de familles étrangères, et fustige la culture de la " repentance " quand il s’agit de reconnaître les crimes coloniaux.

Sarkozy et l’Amérique : un disciple de Bush !

Sarkozy se dit de la droite républicaine. Faut-il l’entendre au sens américain du terme ? Nombre de ses conceptions sont en rupture totale avec la culture républicaine française. Ses affirmations sur l’origine génétique de la pédophilie sont directement empruntées aux thèses extrémistes américaines. Un dérapage qui n’en est pas un, car en parfaite cohérence avec ses lois sécuritaires de punition des mendiants et des prostituées, ou avec son projet de détecter chez les jeunes enfants les comportements criminogènes...

Dire de Nicolas Sarkozy qu’il est atlantiste est au-dessous de la réalité. Le candidat de la droite n’est pas seulement un serviteur des États-Unis. Il est un fervent disciple des néoconservateurs et du président Bush dans ses choix les plus rétrogrades et réactionnaires. En poste au gouvernement, il a profité d’un séjour outre-Atlantique pour faire allégeance à Bush en reniant la parole de la France sur la guerre en Irak, avant de se raviser.

Sarkozy et la nation : un communautariste anti-laïc !

Il emprunte aussi à l’Amérique conservatrice son goût de la religion, qui va de pair chez lui avec une aversion pour la laïcité française. En meeting à Rouen, il exalte le martyre de Jeanne d’Arc et l’" héritage chrétien " de la France. Sarkozy rêve de revenir sur la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. Il entend s’immiscer dans les affaires de l’islam de France en en faisant une religion d’État financée sur fonds publics. Il entend ainsi cloisonner la France en communautés distinctes manipulables les unes contre les autres au gré de ses desseins. C’est l’essence de son communautarisme, bien qu’il en réfute le terme. Une notion empruntée là aussi aux États-Unis, avec la discrimination positive qu’il veut instaurer en rupture avec la règle républicaine d’égalité des droits.

Sarkozy et le pouvoir : danger sur les libertés !

Nicolas Sarkozy, c’est enfin l’homme de la confusion des pouvoirs et des réseaux. À la tête du ministère de l’Intérieur d’où il a orchestré sa campagne, il a étendu son contrôle sur les médias et peaufiné ses relations avec le monde politique et économique. De retour Place Beauvau après un passage à Bercy - dont on retient son reniement sur Gaz de France avec le vote de sa privatisation piétinant sa promesse - Nicolas Sarkozy a confié vouloir ainsi se " protéger " des attaques de ses adversaires. En 2005, le directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar, est démis de ses fonctions, peu après avoir publié une photo qui déplaisait au ministre, tandis qu’un éditeur a dû renoncer à la parution d’une biographie qui l’indisposait. À plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été accusé d’utiliser les renseignements généraux pour déstabiliser Ségolène Royal et ses proches. La semaine dernière, celle-ci s’est plainte avec François Bayrou de " pressions " sur les médias pour empêcher le débat entre elle et le centriste. Un bilan qui s’ajoute à toutes les lois liberticides votées sous son ministére .

20 avril 2007

Dimanche 22 Avril : MG BUFFET, à Gauche toute !

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Nous n'avons pas cédé, le résultat en devient presque anecdotique, nous avons tenu bon encore et encore.
Depuis notre naissance, de génération en génération, nous avons entendu ces mots fatidiques: le parti communiste est mort !
Depuis notre adhésion à l'idéal communiste émancipateur les porte-flingues du Capital n'ont eu cesse de vouloir défiler derrière nos corps sans vie.
Tout, absolument tout aura été mis en oeuvre, tout aura été tenté pour réduire l'Espoir en cendres. Nous licencier, nous emprisonner,nous guillotiner, nous déporter, nous fusiller.
Comment avons-nous résisté ? Comment avons-nous tenu ? Comment avons-nous reculé, avancé, piétiné ? Comment sommes- nous demeurés ce que nous sommes: des femmes, des hommes libres et fiers, des citoyens conscients, des militants debouts et dignes ?
La réponse n'est ni simple, ni unique, elle est en vous qui, chaque matin, chaque jour nous donnez cet impérieux besoin de ne rien céder, elle n'est pas facile pour nous cette voie pour nous qui démissionnons chaque soir, recrus de fatigue, de désespérance, de rage et de haine.
Elle est en vous la voie que nous traçons et qui vous fait signer nos pétitions, en vous quand vos regards croisent les nôtres dans ces instants de complicité qui nous rassurent ces dimanches sur notre marché, elle est en vous cette voie quand, rassemblés, vous et nous préférons crever sur nos idées trop belles que ramper sans combattre, elle est en vous cette voie quand vous vous nous tendez ce papier, avec des mots tracés, parfois, de façon malhabile, tremblante, ces mots qui nous rassurent et nous assurent que cela en vaut la peine: un nom, un prénom, une adresse accolés à ces mots qui engagent: j'adhère au Parti Communiste Français.
Elle est alors en nous cette voie de l'Espoir, elle devient la voix des sans voix et elle gonfle à l'envie, passant de  ces frêles murmures à ces manifestations du peuple de France, ces millions de voix asservies mais libérées comme dans une immense clameur: vivre enfin !
La voie, nos voix mêlées, comme le sont nos couleurs, du tricolore au rouge sang de nos aînés, des couleurs du monde qui en font le charme, la richesse et la diversité.

Le parti communiste est mort né, fauché par la moissonneuse du Capital, le peuple de France est orphelin.
Mort né ce parti là et par la même, la Sécurité Sociale, les congés payés, les comités d'entreprise, le droit de vote des femmes, le Smic, Edf/Gdf, le statut des fonctionnaires, les luttes émancipatrices quotidiennes.
Morts étouffé le parti communiste et à jamais les peuples colonisés livrés au pillage...
Mort en couche ce parti et Charonne n'a pas eu lieu, Chateaubriand, les Brigades Internationales, le parti des fusillés, Jacques Duclos, Péri,Guy Môquet, Danielle Casanova, Thorez, Marchais, Julien Duranton, Roland Roche tout cela, tous ceux là,n'ont  jamais été.

Pourtant de toutes ces cellules qui font notre vie nous aboutissons à ces cellules qui font notre parti. Elles vivent, meurent, se développent car c'est l'essence même de notre existence.
Pourtant le Parti Communiste est mort,quelque soit le résultat...
Pourtant là, derrière et devant, à côté et dessous-dessus, des cellules, la vie..La vie du parti qui n'a pas cédé et qui a tenu bon, encore et encore...

IL Y A DES HOMMES QUI LUTTENT TOUTE LEUR VIE: CEUX-LA SONT INDISPENSABLES.

B. Brecht

10 avril 2007

Ne me dites pas que la France en est arrivée là !

Indigne de la République

Les images sont tremblantes mais la scène est clairement identifiable. Au pied des immeubles, sous l’éclairage blanchâtre des réverbères et des phares des voitures, des hommes cognent, piétinent, étouffent deux autres hommes menottés, incapables de se protéger de cette furie, impuissants devant les crocs du chien lâché sur eux... Grand saut dans le passé. Sommes-nous en Argentine ou au Chili dans les années de plomb, dans la Turquie de Midnight Express, dans la Grèce des colonels ou au Portugal de Salazar ? Non, le jeune homme qui a filmé cette séance de torture à ciel ouvert - quel autre terme employer ? - habite Mont-Saint-Aignan dans la banlieue de Rouen. Nous sommes en avril 2007, et il y a quelques jours seulement Nicolas Sarkozy était à la manoeuvre au ministère de l’Intérieur.

Raccourci, dira-t-on, procès injustifié qui consisterait à faire porter au « premier flic de France » la responsabilité d’une bavure perpétrée par une escouade de policiers à la main lourde et trouvant quelque jouissance à passer leurs prochains à tabac ? Malheureusement non, ce n’est pas exagéré. Les conditions révoltantes de l’interpellation de ces deux jeunes gens - quelle que fût l’infraction qu’ils auraient commise ou pas - sont symptomatiques de la politique « sécuritaire » que le chef de l’UMP a impulsée depuis cinq ans. Il serait injuste de généraliser un comportement digne des geôliers d’Abou Ghraïb à l’ensemble des fonctionnaires de police. Mais, pour une scène de violence, discrètement filmée par un témoin et heureusement dénoncée, bien d’autres violences policières, indignes d’un État de droit, sont commises sans que leurs auteurs soient le moins du monde inquiétés. Les plaintes de citoyens déposées à l’encontre de fonctionnaires de police ont augmenté en 2006.

L’une des plus graves fautes inscrites au bilan du ci-devant ministre de l’Intérieur, aura été d’avoir élargi la fracture entre la police et une partie importante de la société, dans la jeunesse en premier lieu. Une faute grave contre la République. Faire du chiffre, du rendement, cette conception bien étrangère à la notion de service public a fortement dégradé l’image de la police, en la dépouillant d’une part importante de sa mission de protection des personnes, au profit exclusif de la répression, qui fait du citoyen, surtout s’il est jeune, s’il habite dans un quartier populaire, sest issu de l’immigration, un ennemi tout désigné.

Deux adolescents électrocutés à Clichy-sous-Bois, révoltes des banlieues de l’automne 2005, traque des familles sans papiers, arrestation d’une directrice d’école de Belleville, émeute troublante à la gare du Nord... Autant d’événements qui accroissent le trouble au sein même de la police, comme en ont témoigné les élections professionnelles désavouant les syndicats proches du ministère. En témoigne aussi ce texte anonyme signé par des policiers républicains exprimant « leur souffrance et leur inquiétude », dénonçant « les rafles ciblées », « les contrôles au faciès » qui « rappellent les heures les plus sombres de notre histoire ».

Ce climat ténébreux baigne cette fin de campagne. Sarkozy et Le Pen se font la course à droite, à qui pourra mettre les pieds dans un quartier populaire, présenté comme des terres à conquérir. L’ex-ministre de l’Intérieur, candidat à l’Élysée, doit rebrousser chemin dans l’ancien quartier des canuts - a-t-il entendu « la révolte qui gronde », comme dit le célèbre chant ouvrier - et se fait coiffer par le caudillo du FN débarquant à l’heure du laitier sur la dalle d’Argenteuil, là où le chef de l’UMP avait traité les jeunes de racailles. Sinistre pantalonnade en vérité à laquelle il serait salutaire que le peuple mette fin prochainement.

Jean-paul Pierot

20 mars 2007

La mémoire des déclarations publiques de ceux qui appellent à voter BAYROU

Un non au référendum serait pour la France et l'Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l'arrivée de Hitler au pouvoir.

Jacques Lesourne ancien président du journal "Le Monde"

Ceux qui font la fine bouche devant la Constitution européenne devraient avoir en mémoire les photos d'Auschwitz.

Jean-Marie CAVADA dans un congrès de l'UDF.

Ca fait désordre d'avoir des soutiens politiques qui sont capables d'avoir des opinions aussi lamentables !

Mais après tout BAYROU, défenseur éternel de l'Europe libérale, lui qui se targue d'être un homme neuf, pense la même chose et a fait campagne en serinant pendant des mois les mêmes mensonges !

19 mars 2007

Cesare BATTISTI : un vrai procès pour une Justice digne !

Cesare Battisti : dire la vérité, respecter les droits !

 

Cesare Battisti a été arrêté au Brésil.

Condamné à perpétuité sans avoir été entendu par la justice italienne, il finira ses jours en prison, s’il est extradé, sans avoir pu se défendre et faire valoir ses droits.

Par la voix du Président Mitterrand, la France avait donné sa parole que ceux qui avaient rompu avec la violence ne seraient pas extradés. Cesare Battisti a cessé toute action illégale depuis vingt-neuf ans et a toujours vécu paisiblement dans notre pays. Mais la France de Messieurs Sarkozy et Perben a renié sa parole, elle a voulu livrer ceux qu’elle avait accueillis.

Le ministre de l’Intérieur, qui vient de faire préfacer son dernier livre par le leader de l’extrême droite italienne, prétend aujourd’hui que le gouvernement français n’aurait fait qu’appliquer les règles d’Interpol en donnant au Brésil les informations nécessaires. La vérité, c’est que Cesare Battisti, qui n’a jamais menacé l’ordre public français, a été arrêté à des milliers de kilomètres de notre pays par des policiers français qui lui ont tendu un piège avec leurs collègues brésiliens dans une rue de Rio de Janeiro. C’est bien plus que ce qu’exigent les règles d’Interpol. Le ministre de l’Intérieur le sait. Pourquoi le candidat gouvernemental ne le dit-il pas ?

Quant à la justice, la LDH rappelle que Cesare Battisti n’a été condamné – sans aucune preuve matérielle ‑ que sur la base de deux témoignages de " repentis ", qui ont acheté par leurs accusations d’importantes remises de peine pour les crimes qu’ils avaient commis. Et cela suffit à un gouvernement français pour aider à envoyer cet homme finir sa vie derrière les barreaux " sans autre forme de procès " ? La Cour européenne des droits de l’Homme, elle, a déjà répondu que refuser un vrai procès à un condamné par contumace, c’est violer la Convention européenne des droits de l’Homme.

Messieurs Perben en 2004 et Sarkozy en 2007 ont fait cela en notre nom : trahir la parole donnée, refuser le droit au procès équitable en violation du droit européen des droits de l’Homme. La LDH milite pour une autre image du politique. Elle appelle les citoyens à exiger demain que les gouvernants s’attachent à dire la vérité et à respecter les droits.

Communiqué de la LDH

Paris, le 19 mars 2007.

12 février 2007

Qui se Lepenise ?

Qui se " lepénise " ?

Il porte une cravate et une pochette orange comme une sorte de lifting. En face de lui, Arlette Chabot récite la légende de Jean-Marie Le Pen sans ses trous noirs et ses abîmes sanglants, l’Algérie par exemple. Le vieux chef du FN cabotine, benoîtement raciste, tranquillement ultralibéral, toujours réactionnaire. Mais en toute quiétude.

Il ne risque rien, il ne sera pas bousculé jeudi soir sur le service public. Il peut rêver, sous l’oeil passif d’une caméra, qu’il dévastera le paysage politique national et transmettra sans accroc son héritage à sa fille, sans être dérangé. Quand on parle de " lepénisation des esprits ", elle est là, dans cette complaisance qui succède à la banalisation du FN, et non dans une sorte d’épidémie qui frapperait les Français. Eux ne sont pas plus qu’avant, et même plutôt moins, perméables au mariage du racisme et de l’exploitation des salariés que propose le chef de l’extrême droite. C’est par la tête, dit-on, que le poisson pourrit...

Et la tête de l’UMP est dans un état déjà fort avancé.

La preuve par Toulon. Nicolas Sarkozy s’est lâché. Il sait que dans le Midi sa droite entretient des liaisons suivies avec ses extrêmes, que les frontières y sont des passoires. Alors, le ministre de l’Intérieur se lâche.

Non content d’assimiler les immigrés aux moutons égorgés dans les baignoires, il fait un même paquet de l’excision et de la polygamie, et rappelle à l’avant-scène le plus honteux de l’histoire française, celle qui a vu des peuples entiers foulés au pied, meurtris, enchaînés, bafoués au nom du drapeau tricolore. Formidable imposture qui a détourné l’ambition de libération universelle de la Révolution française ! Et Nicolas Sarkozy y voit des lettresde noblesse ! Et c’est cela qu’il voudrait réhabiliter !Finalement l’histoire est une sorte de tribunal suprême, la balance de saint Pierre. En choisissant ceux qui faisaient suer le burnous contre ceux qui travaillaient en nage sous le soleil d’Algérie, en tressant des lauriers aux colonisateurs qui fixaient le prix en cale des négrillons et des négrillonnes dans les vaisseaux négriers, Nicolas Sarkozy ramène son invocation de Jean Jaurès ou de Guy Môquet à ce qu’elle est : une escroquerie politique bas de gamme. Dans l’histoire torturée (c’est bien le mot) de la colonisation, les progressistes se retrouvent plutôt aux côtés de Fernand Yveton, de Maurice Audin, d’Henri Alleg et de Djamila Boupacha. Des noms qui évoquent la fraternité universelle, la solidarité et le courage. À l’opposé du lieutenant Le Pen ou du général Bigeard, à l’opposé, peut-on dire désormais, du candidat UMP et de ses philosophes télévisuels (là, Glucksmann, ici, Finkielkraut) qui ont tenté de dérober la bannière des droits de l’homme.

Ce débat n’est pas une querelle d’historiens.

C’est d’aujourd’hui que nous parlons. Des enfants de nos cités sur qui pèse une histoire d’humiliation ou d’exploitation, leurs parents venant du bled ou de Renault Billancourt, de la sidérurgie lorraineou des savonneries de Marseille. Leur legs n’est pas celui de Nicolas Sarkozy dont le père se faisait appeler seigneur " par les centaines de paysans dont il était le maître en Hongrie. Et dont l’exil, après la chutedu tyran fasciste Horthy qui régnait sur Budapest, fut un hôtel particulier des beaux quartiers parisiens avant l’hôtel de ville de Neuilly.

Quels que soient les spots et les paillettes numériques dont s’entoure Nicolas Sarkozy, la modernité n’est pas là, et il ne suffira pas qu’il réunisse ses troupes ce week-end à la Mutualité pour que la loi du plus fort qu’il prêche tous les jours se pare des vertus de l’intérêt collectif. La loi de l’ordre masque là les rouleaux compresseurs de l’injustice. Si loin de la devise de la République française qui sonne encore comme un appel à faire tomber des bastilles :

 " Liberté, Égalité, Fraternité ".

Patrick APPEL-MULLER

06 février 2007

Le vrai visage de Sarkozy : mon grand ami Gianfranco Fini !

  Nicolas Sarkozy ne manque pas d'air lorsque, lors de l'émission de TFI du 05/02/2007, il déclare à une personne le qualifiant de "populiste dangereux", qu'il n'a été animé dans son combat politique que par des valeurs républicaines. Les français pourraient être tentés de ne pas chercher plus loin, puisque ministre d'état, il devrait représenter une garantie de probité. Or lorsque l'on s'interresse au personnage on trouve des exemples qui sont bien loin de l'image qu'il s'échine à nous présenter.

  Voici le personnage, qu'il ose appeler son grand ami, que Sarkozy, défenseur des libertés surtout quand il s'agit du néo-libéralisme, a choisi pour assurer la préface de son nouveau livre : Gianfranco FINI.

Un personnage détestable qui est, n'ayons pas peur des mots quand ils sont le reflet abjecte d'une vérité, un fasciste.

 

  Le début de la carrière politique de G. FINI se passe au sein du Front de la jeunesse, une formation d'extrême droite dont il devient président en 1977.

En 1987, il remplace Giorgio Almirante comme secrétaire national du Mouvement Social Italien - Movimento Sociale Italiano - Destra Nazionale, parti né de la nostalgie du fascisme, et en reste le secrétaire jusqu'en 1990 (date à laquelle il est supplanté par Pino Rauti) et à nouveau à partir de juillet 1991.

Peu de temps avant sa première entrée au gouvernement italien, Gianfranco Fini déclarait encore en 1994 que " Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du 20ième siècle ".

Mais dites-moi monsieur Sarkozy, qui étaient les "racailles" entre 1940 et 1944 ?

Louis AMAND

24 janvier 2007

ATTAC nous dit la VERITE

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Manifeste altermondialiste : Scier les sept piliers du néolibéralisme

  

Depuis le début des années 1980, nous sommes entrés dans une nouvelle ère du capitalisme  : celle du néolibéralisme, c’est-à-dire du projet de destruction systématique de toutes les limites, politiques, sociales et écologiques à l’activité du capital. Ses méthodes sont bien connues : marchandisation généralisée, liberté d’action des patronats et des investisseurs, extension à l’ensemble de la planète du terrain de chasse des entreprises transnationales.

Les objectifs du néolibéralisme sont sans équivoque : donner toujours plus de poids aux propriétaires du capital dans le rapport de force, déjà très inégal, avec les salariés. Le néolibéralisme se nourrit, en même temps qu’il les engendre, des fortes inégalités entre catégories sociales, entre pays et également entre hommes et femmes – les bas salaires, comme on le sait, étant majoritairement féminins. Lorsque le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale imposent aux pays endettés le démantèlement des services publics – en matière d’éducation, de santé, de garde des enfants, de cantines, etc. –, ce sont les femmes qui jouent le rôle d’« amortisseur social » : en plus de leur activité quotidienne, elles sont contraintes d’assumer les tâches qui ne sont plus prises en charge par la collectivité. Enfin, le néolibéralisme promeut des comportements individuels renvoyant à l’image sociale de la virilité – course au pouvoir et à l’argent, compétition et agressivité –, au détriment de valeurs telles que la solidarité et la coopération.

La mise en oeuvre du néolibéralisme passe par une discipline supplémentaire imposée aux travailleurs, par la pression sur leur pouvoir d’achat, par le démantèlement des protections sociales et, corollairement, par la distribution éhontée de revenus exorbitants aux plus favorisés  : hauts gestionnaires, actionnaires et créanciers. Dans le système productif, une nouvelle hiérarchie s’est instaurée entre les groupes géants et les petites et moyennes entreprises (PME), bien souvent sous-traitantes, fragilisées. La cascade des donneurs d’ordre a dilué la responsabilité sociale et écologique des grandes sociétés. Certes, l’extension internationale du champ d’action de ces sociétés est un processus antérieur au néolibéralisme, mais celui-ci lui a donné une violence renouvelée. Les multinationales françaises, telles Carrefour, Suez, Vivendi, Véolia, EDF ou France Telecom, comptent parmi les plus agressives. En matière agricole, le productivisme à tous crins et l’introduction d’espèces génétiquement modifiées ruinent l’agriculture paysanne, détruisent l’environnement et portent atteinte à la biodiversité.

Le nouvel ordre social mondial est inséparable du durcissement du rapport de force entre les pays les plus riches, États-Unis en tête, et les pays pauvres, souvent très endettés. Les États- Unis siphonnent largement les épargnes des autres pays et les investissent chez ceux d’entre eux où des profits considérables peuvent être réalisés. L’Europe aspire à partager ce statut privilégié de prédateur, mais elle y parvient avec moins d’efficacité. Des pays dits « émergents », comme la Chine et l’Inde, entrent dans la ronde de cette nouvelle économie mondiale en bradant le travail de leur main-d’oeuvre et en exacerbant ainsi la concurrence avec les salariés du « premier monde ». Ces derniers, soumis au chantage à l’emploi, se retrouvent le dos au mur pour préserver des avancées sociales conquises de haute lutte au cours des décennies passées. Loin de constituer une protection contre cette spirale à la baisse, les politiques de l’Union européenne contribuent à l’accélérer, tant en son sein que dans le reste du monde.

L’endettement contracté par nombre d’États de ce qu’on appelait autrefois le « tiers-monde » – quand ceux du « socialisme réel » en formaient le deuxième – est devenu un fardeau insupportable du fait de la hausse formidable des taux d’intérêt imposée par les États-Unis à partir de 1979. Cette dette, pourtant déjà remboursée plusieurs fois, est utilisée comme levier par le FMI et la Banque mondiale pour faire passer ces pays sous les fourches caudines de l’ordre néolibéral.

Nous avons identifié sept piliers fondamentaux, non pas de la sagesse, mais du néolibéralisme. Ce sont ces sept piliers que nous devons scier pour construire un monde solidaire, écologique et démocratique.